Protéa, personnage de Jasset,
première héroïne du cinéma d’espionnage
Affiche exposition Cinémathèque française
Une exposition, qui est proposée à la Cinémathèque française du 21 octobre 2022 au 21 mai 2023, Top secret : cinéma et espionnage, nous permet de remettre à l’honneur et en perspective :
Protéa, premier personnage féminin, héroïne d’un film d’espionnage
Protéa (1913), sous les traits de Josette Andriot
« Résistant aux stéréotypes, l’exposition Top Secret déconstruit la représentation sexiste des espionnes, longtemps reléguées à la seule pratique du « Piège à miel », et rétablit leur apport stratégique considérable, ce à quoi le cinéma a su précocement rendre justice. De Protéa, férue de Jiu-Jitsu et première espionne de l’histoire du cinéma (1913), à Mata Hari, fusillée pour intelligence avec l’ennemi allemand (interprétée dès 1931 par Greta Garbo), le cinéma s’est intéressé, dès ses origines, aux figures de femmes agents secrets ».
Protéa, mythe purement cinématographique, est le fruit de la seule imagination de Victorin-Hippolyte Jasset, cinéaste précurseur des premiers temps du 7ème art, né à Fumay en 1862.
Portrait de Jasset
Pour la première fois au cinéma, le rôle principal est tenu par une femme. Pour tromper ses adversaires, Protéa se transforme successivement en femme du monde, cambrioleuse, vieille dame, violoniste tzigane ou encore dompteuse de lions. Protéa sortit le 5 septembre 1913, trois mois après la mort de Jasset. Ciné-Journal retrace l’évènement que fut l’avant-première : « Lundi soir à minuit, un public d’élite sur invitation se pressait dans la coquette salle du Cinémax, boulevard Bonne-Nouvelle. . . Il s’agissait d’un véritable gala artistique, attendu impatiemment par tous les initiés. . . Protéa, ce prodigieux roman d’aventures, chef d’œuvre de cet homme, top tôt disparu, hélas, et qui fut l’une des gloires de l’écran français : Jasset ».
Le film rencontra un grand succès public si bien que les studios Éclair produiront quatre autres Protéa entre 1914 et 1919, toujours avec Josette Andriot, qui prêta au personnage son charme et son élégance
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Dans le cadre de la commémoration des 100 ans de la mort de Victorin-Hippolyte Jasset, le Manège de Givet, en partenariat avec la Cinémathèque française, projeta Protéa, en version restaurée, le 22 juin 2013, sous forme d’un ciné-concert, avec Olivier Sandberg au piano.
Protéa, ciné-concert au Manège de Givet le 22 juin 2013
En 2013, dans ce même cadre de commémoration, Ardenne wallonne proposa un numéro hors-série entièrement consacré à ce cinéaste natif de Fumay, précurseur des premiers temps du 7ème art.
La mort brutale de Victorin-Hippolyte Jasset, il n’avait que 51 ans, arrêta net une carrière qui aurait pu être celle d’un Feuillade, son contemporain.
Ce numéro hors-série est toujours en vente (6 €) au secrétariat de l'association.
FM
Couverture du numéro hors-série Jasset
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