La Madone du Couvent de Fumay
D’après Albert Meyrac
Texte recueilli par Jacques Moinet
■ La légende :
Il y avait autrefois à Fumay bâtie sur la montagne de Diversmont, un couvent de Jéromistes ,dont il ne reste plus, de nos jours, que la chapelle et les allées de tilleuls y conduisant.
De temps immémorial, chaque année, lorsqu’arrive la Pentecôte le clergé de Fumay va chercher en grande cérémonie « Notre Dame de Diversmont » et la porte dans l’église paroissiale de la commune où elle reste jusqu’au dimanche de la Trinité pour, alors, être reportée dans sa chapelle.
Mais une année – c’était au XVe siècle – qu’on l’avait oubliée dans l’église de Fumay, prise d’une grande tristesse, prise de la nostalgie du couvent, elle descendit, une nuit, de son piédestal, bien décidée à regagner, toute seule, sa chapelle.
Elle fit donc le chemin à pied : mais il pleuvait, mais il tonnait. Aussi, au moment d’arriver à sa chère niche était-elle toute mouillée et souillée de boue.
Pour rentrer resplendissante dans son sanctuaire, elle se lava dans le petit ruisseau, qui coule au pied des rochers de Diversmont.
Depuis cette époque ces eaux réputées miraculeuses guérissent maintes maladies, notamment les maux d’yeux. C’est encore, aujourd’hui, un lieu de pèlerinage assez fréquenté.
■ Un complément à cette légende :
Lorsqu’en août 1914, Haybes, ville voisine, fut entièrement détruite par l’armée allemande et qu’une partie de la population fut massacrée, les habitants de Fumay furent épargnés.
Ils attribueront ce changement de comportement des Allemands à leurs égards à l’intervention de Notre-Dame de Diversmonts, renforçant ainsi la dévotion ancienne.
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